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JE FAIS PARTIE DES URBAN SKETCHERS,! C'est quoi???

Urban Sketchers (USk) est une organisation à but non lucratif qui met en avant la valeur artistique, narrative et pédagogique du dessin « in situ », qui en fait la promotion et crée des liens entre croqueurs dans le monde entier, qu'ils soient chez eux ou en voyage.

Les sketchers français partagent leurs dessins sur ce blog et/ou sur le
groupe Flickr USK France. Vous pouvez contacter Urban Sketchers France en écrivant à cette adresse : urbansketchers.france@gmail.com. Visitez aussi le blog principal urban sketchers.org
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Le Manifeste Urban Sketcher. 1.Nous dessinons in situ, en intérieur ou en extérieur et croquons sur le vif. 2. Nos dessins sont les témoins de notre quotidien et de nos voyages.3. Nos dessins représentent des archives de lieux et d'instants.4. Nous sommes fidèles aux scènes que nous voyons. 5. Nous utilisons tous types de techniques et apprécions la diversité de nos styles. 6. Nous nous soutenons, aidons, et encourageons les uns les autres et dessinons en groupe. 7. Nous partageons nos dessins en ligne. 8. Nous montrons le monde de dessin en dessin.

A partir de septembre 2015. vous pouvez retrouver mes carnets de voyages en dessin et en photos sur un nouveau blog de Blogspot . Pour l'instant un seul voyage, mais il va grossir très vite, car j'en ai "un paquet sous la botte!" A très vite.
http://carnetsdevoyagesdelavagabonde.blogspot.com











dimanche 7 juin 2020

Des mois de pandémie

7/6/2020. Je calcule aujourd'hui, ça fait près de 9 mois que je n'ai pas publié une seule ligne sur mon blog de Croqueuse Compulsive. La honte! Il s'en est pourtant passé des choses !

Après le voyage à Porto en famille en août, ont suivi les stages au Kirghizstan et Ouzbékistan, superbement bien passés. En octobre, j'ai retrouvé Alexandre pour le repérage du Tadjikistan pendant 10 jours. Vrai dépaysement !  Villages Afghans sur la rive opposée de la rivière Pianj frontière naturelle, paysages sauvages, montagnes minérales du Pamir, la célèbre route M 41, mais chaussée affreuse, défoncée... fatigante. Ca se mérite mais on en fera quelque chose !

Novembre m'a permis de retrouver les carnettistes adorés et les "découvertes" au Rendez-vous du Carnet de Voyage de Clermont et sa nouvelle implantation sur un seul niveau. Puis 2019 s'achève gentiment et le projet  du voyage au Vietnam prend forme avec 3 copines croqueuses, prévu en avril 2020. On a programmé 18 jours avec une agence locale, pris les billets d'avion, euphoriques.

Les nouvelles de Chine à ce moment-là arrivent distraitement à nos oreilles, je compatis en me disant que c'est heureusement très loin de chez nous. Puis, en février, l'Italie commence à alerter l'Europe avec ses premiers cas graves de Covid-19, l'épidémie ne s'arrête évidemment pas aux frontières et en France de nombreux malades dans l'est se décomptent vite, la sonnette d'alarme est déclenchée en mars.
Je me souviens, le samedi 14 mars au soir, je suis au Cinéduchère, j'ai vu 2 films "Dark Waters" et "Mes jours de Gloire" les salles sont pratiquement vides. En sortant, je suis informée que cinémas, théâtres, restaurants, cafés, lieux publics, entreprises, tout l'économie du pays ferment pour une durée indéterminée.
Macron prend la parole pendant le week end du 15/3, décrète le confinement pour une durée de 15 jours qui se prolongera, évidemment. Voilà, on entre dans une nouvelle ère. Peur sur la ville, c'est une pandémie! Interdiction de sortir, sauf 1 heure par jour,  avec attestation remplie en poche,  pour faire ses courses de 1ère nécessité, ou une petite promenade rapide. Contrôles de police et amendes pour les négligents. Télétravail pour les chanceux, chômage partiel pour beaucoup. Les grandes surfaces sont ouvertes, comme les transporteurs, la collecte des poubelles. Evidemment les hôpitaux sont en première ligne.

Ce fameux Hôpital Public, sacrifié sur l'autel du profit sous les différents quinquennat  dont celui de Macron, est notre salut. Débordés, submergés, anxieux, mal équipés,  mais impliqués et solidaires. On manque de place en soins intensifs? On envoie les malades en TGV ou en avion à l'autre bout de la France moins atteinte, ou en Allemagne, qui ont mieux géré la crise. Ca aussi, c'est sur l'addition qui se paiera un jour. Scandale du maintien du 1er tour des élections municipales le 8 mars,  "allez voter" même si c'est dangereux. Des gens ont été contaminés dans les bureaux de vote. Sans oublier toutes les polémiques justifiées sur tous les  manques  : masques,  (fabriqués en Chine), gel hydro-alcoolique, tests, tenues de protection dans les hôpitaux en première ligne, chamailleries sur port ou non du masque, un jour c'est vital, le lendemain inutile, l'Etat et les autorités de santé jouent avec les nerfs des Français.
Et on a vécu comme ça, coupés de la famille, les amis, la vraie vie, la culture, tout ce qui nous fait vibrer (heureusement qu'il restait le téléphone). Les aéroports fermaient les uns après les autres, des voyageurs avaient du mal à trouver un vol pour rentrer au bercail, les projets de voyage se sont annulés.
Comme des couperets, les chiffres des morts, des nouveaux contaminés tombaient chaque soir, les informations étaient alarmantes, les scientifiques encore plus, la crise et la peur avaient le pouvoir bien en main. On ne parlait jamais des guérisons. Des ordonnances pour verrouiller les libertés ont été votées en toute hâte. Et on n'avait aucune idée jusqu'à quand? Toute l'Europe, la Grande Bretagne avec retard, Afrique, Asie, Australie, Inde, Russie (même l'Ouzbékistan, le Kirghizstan), toute la planète est confinée. Les USA et le Brésil font les gros bras, derniers bastions de dirigeants crétins et réfractaires refusent de se rendre à l'évidence. Heureusement, les Etats indépendants en décident autrement, New York est à terre. Quel gâchis, la population paye un très lourd tribut.

CONFINEMENT du 17 mars au 10 mai 2020
Pendant cette période, que faire sinon dessiner, s'adonner au plaisir récurrent des pinceaux et des crayons. Dès le premier jour, j'ai attaqué un Alphabet de la confinée, certains jours je n'avais aucune envie, mais je suis arrivée au bout,  dessin salvateur!








A la lettre Z, le 11 avril, on savait qu'il restait encore 1 mois de confinement.
Le  67ème Sketchcrawl a eu lieu sur Zoom, les challenges ont succédé aux  décès des artistes, tranches de vie de notre jeunesse.  Facebook et Instagram ont permis de communiquer entre nous, heureusement qu'internet fonctionnait à plein régime.


François Cheng à la Grande Librairie




Finalement je ne voyais pas trop le temps passer, mais chaque jour était décompté. Et je découvrais  sur les réseaux sociaux toute l'inspiration des nombreux carnettistes et leurs croquis.








Enfin autour du 8 mai, on sent le vent tourner,  on va enfin sortir sans attestation à partir du 11 mai, sans dépasser 100 km autour de chez soi. Maternelles et écoles primaires ouvrent timidement leurs portes, les parents ne sont pas très chauds pour faire courir des risques à leur progéniture. Chez moi, les petites pépites accumulées pendant mes voyages figurent sur mes pages du carnet de confinement.


Lapin, Mat Let et Marielle Durand en direct Live organisé par le RV du carnet de voyage de Clermont sur Instagram.

Dernier jour de confinement, le rouge est mis !



11 mai 2020 : déconfinement phase 1 !  Enfin, lundi, je cours dès 8 h, chez mon coiffeur préféré Tchip! avec le masque! Mes affreuses racines que je ne supporte plus, vont être cachées et la coupe faite par Alicia me rend le sourire. En tenue de Cosmo-Covid sous sa visière + masque, elle a bien du mérite la pauvre, la chaleur qu'il fait la dessous!


21/5/20 - La mort du Grand Michel Piccoli à 94 ans méritait bien un hommage en dessin. Que de souvenirs dans cette filmographie, ses rôles avec Romy Schneider, ses cinéastes préférés et fidèles, Bunuel,  Ferreri, Sautet, Moretti.

Pour les jours gris, je dessine mes légumes et la couleur envahit la cuisine.




Ce jour-là, en attendant ma soeur déposée à l'Hôpital de la Croix Rousse, je croque la célèbre façade connue de tous les Lyonnais.


Le 23 mai, Mory Kanté décédait, j'ai ainsi découvert son visage. Comme tout le monde, je connaissais son titre célèbre Yéké Yéké qui donne la pêche..

Je retrouve petit à petit les copines croqueuses. Avec Cathy, nous allons au Parc Georges Bazin  à Montchat dessiner les sculptures liberté, égalité, fraternité. Quelques familles sur la pelouse, les enfants courent, des gars débraillés au soleil, des amoureux, ça vit, ça grouille, la vie revient. Et arrêtez de dire que "les  gens ne font pas attention" c'est insupportable, on a envie de revivre, ce n'est pas un délit, point barre. Et j'aime cette énergie retrouvée.




Vendredi 29/5, je retrouve Edith, Valérie, Elisabeth et Anne au Parc de Lacroix  Laval pour une journée "dessin au grand air", on en bien manqué.
Une aile du château de l'époque attire mes crayons, plus loin les petits ânes s'ébrouent pour le grand plaisir des enfants, qui les caressent au passage. Je capte leurs positions quand ils s'approchent de nous.


 C'est aussi ce jour-là que Guy Bedos nous a quittés. "Il faut rire de la mort, surtout celle des autres" disait-il! J'écoute l'émission "un rire de résistance" qui lui est dédiée, en commençant par ses yeux si pétillants et coquins.

Le port du masque est obligatoire dans les transports en commun.
Les élèves reprennent petit à petit le chemin de l'école, à mi temps,  les classes ne peuvent accueillir que 15 élèves maximum, il faut respecter une distance de 2 mètres entre chaque bureau, se laver les mains au gel hydro- alcoolique avant d'entrer en classe, tout est désinfecté avec minutie, le protocole envoyé par l'Education Nationale fait 60 pages. Je plains les profs!
Dans les lieux confinés, port du masque obligatoire comme dans les musées, mais on se sent déjà bien mieux et surtout la meilleure nouvelle : l'épidémie recule nettement. On continue de faire attention, mais un vent d'optimisme souffle sur la France. Le dernier samedi de mai, je retrouve Monique, nous dessinons à Confluences sous un soleil radieux.



A partir du 2 juin déconfinement phase 2
On oublie la distance limitée à 100 km autour de chez soi, on peut circuler totalement en France et surtout cafés et restaurants ouvrent dans les zones vertes (presque toute la France) sauf la région Parisienne en zone orange, là, on aura accès uniquement aux terrasses. Bientôt, le 22 juin les cinémas ouvriront et on nous donnera d'autres "permissions" pour la suite, celles des frontières Européennes d'abord et toutes les autres.

Dès le 2 juin, profitant de l'ouverture des cafés pour un petit jus en terrasse,  je donne rendez-vous à  Ségolène à St Jean, pour croquer.

ah le plaisir du petit café en terrasse!
Le 25 mai à Minneapolis, Georges Floyd, afro américain, est arrêté par la police, menotté, et plaqué au sol par l'agent Derek Chauvin qui appuie fermement son genou contre son larynx ! Il meurt étouffé en criant "I can't breathe"  (je ne peux pas respirer). Meurtre en direct, immense scandale, la scène est entièrement filmée par un passant. Depuis, manifestations, colère, émeutes, saccages se succèdent dans l'Amérique de Trump qui ne trouve rien de plus malin que brandir une bible devant l'église proche de la Maison Blanche "le sabre et le goupillon".  Un tweet particulièrement odieux de sa part est bloqué par Tweeter. Les violences policières sont à nouveau dénoncées, les manifestations ont aussi  lieu en France, on reparle de l'affaire Adama Traoré, un jeune homme mort des suites de son arrestation musclée par la police.


Le 4 juin, rendez-vous avec les copines au Parc Gerland,  que je découvre. On est sur la rive opposée à Confluences c'est intéressant de dessiner le Musée d'ici avec le  beau pont Raymond Barre  à l'architecture altière. Je m'aperçois que je me suis trompée de dates sur ces 2 derniers dessins, je suis encore confinée en mai!! 

Voila, je vous ai raconté mes 9 derniers mois en dessins, avec cette période si particulière de Pandémie. Ce que j'ai trouvé pénible, surtout, c'est ce climat de peur instillée pas le Gouvernement qui nous a totalement infantilisés, avec ces petites "permissions toutes les 3 semaines"  comme si nous étions tous devenus enfants (ou gâteux) qu'il faut punir et parfois récompenser. Nous attendons le 2ème tour des élections Municipales le 28 juin pour répondre par les urnes, enfin j'espère. 

vendredi 23 août 2019

Une semaine à Porto en dessin

Dimanche 8/8/19, retour de Porto.
J'ai passé la semaine avec mon fils et ma petite fille, voyage pour marquer ses 10 ans.

Arrivée dimanche 11/8 avant le reste de la troupe, j'en profite pour déposer mes affaires à l'appartement Rua de Bonfim à deux pas du métro et je pars croquer en attendant l'heure du prochain vol.

Le marché de Bolaho est fermé pour une  totale réfection. Dommage, j'aime bien son ambiance familiale, monument classé, la grande coursive qui domine la partie basse, les vendeuses de poissons fruits et légumes, j'y avais dessiné en 2016 et adoré. Mais je ne vais pas reparler de mon amour pour les scènes de marché!

Dans mon quartier, tous les magasins sont fermés "Dimanche" mais ici Rue Santa Catarina c'est le contraire, les boutiques regorgent de touristes français, suis-je bien au Portugal? Heureusement,  j'aperçois la superbe Capela de las almas de Santa Catarina (ouf). Je me dirige dans la Rue pour trouver un petit coin sympa pour dessiner cette merveille et à contrario, la façade d'un immeuble envahi par du Street Art. Un nouvel immeuble Via Catarina porte des personnages marchant debout sur la façade, étonnant!

18h 30, il est temps d'aller chercher mes voyageurs à l'aéroport. Un peu perdue avec le métro où il faut absolument passer par Trindade avant de se diriger dans la bonne direction, je perds du temps et arrive en retard sur place;  ils sont là, contents de me retrouver, Zoé a pris l'avion pour la première fois et nous regagnons la ville en métro direction Bonfim.

Lundi 12/8/19. Après un bon petit déjeuner, nous partons faire quelques courses dans le quartier pour nos repas du soir, nous mangerons à l'appartement. En effet, il y a pas mal de Primeurs, (vraiment moins cher qu'en France) et une supérette ou nous trouvons tout ce qu'il faut.
Nous partons à pied jusqu'à la place de Bathala, découvrons la superbe église de San Ildefonso et croquons en terrasse, mais le vent nous déloge, lundi était le journée  grise et ventée, après le soleil est revenu. Nous partons à la Tour des Clerigos, les restaurants sont bondés de touristes qui attendent pour manger, aussi nous allons à la Galeria de Paris, véritable musée de petites choses usuelles en vitrine et la Fiat 500 pendue au mur, ça réjouit Zoé et son père.


L'incontournable Librairie Lello fait désormais payer son entrée : 5 € déductible d'un article acheté, mais la file d'attente avoisine les 100 mètres, on lâche l'affaire, on se contente de la façade et de l'évocation de JK Rawling , attablée devant la fenêtre à meneaux, en train  d'écrire quelques  chapitres de Harry Potter dans cette ville où elle vécut plusieurs années.

Le ciel est toujours chargé, et au pied de la Sé, Zoé veut dessiner.  Allez allons-y, ça termine en beauté cette première journée bien remplie.

Mardi 13/8/19 - Nous partons ce matin à l'office de tourisme pour une série de questions et sur l'avenida dos Aliados, nous dessinons la superbe sculpture d'une femme souriante assise en haut d'une stèle. La perspective en hauteur impressionne notre artiste en herbe, je lui donne un petit coup de main pour placer son sujet et c'est parti.

 
Nous nous dirigeons lentement vers Ribeira, mais un stop s'impose au Mercado Ferreira Borges, où je dessine la vue de la terrasse rouge surplombée par la Sé. Quel que soit l'endroit où on se tourne, on la voit toujours cette cathédrale. L'ancien Marché Ferreira Borges a été relooké et converti en diverses salles d'exposition, de spectacle, un grand restaurant branché et un café en terrasse. C'est le lieu à la mode. Zoé opte pour un ange, une sculpture aux ailes déployées. Pas facile!

 


Après le repas, Ribeira et ses façades colorées nous attend, une foule incroyable stagne devant les embarcadères. Aurélien a très envie d'une petite balade en bateau pour découvrir les 6 ponts de la ville aussitôt dit aussitôt fait, mais il faudra attendre près d'une heure, pour quitter enfin le quai.
Heureuse petite Zoé, le vent dans les cheveux, sur 50 minutes,  le soleil nous a bien attrapés ce jour là.
Retour at home, bien crevés, un melon jaune et le Vinho Verde mélangent leur saveurs citronnées et nous régalent.


Mercredi 14/8/19 Ce matin nous partons en métro direct à Matosinhos, au grand marché du poisson. L'édifice en coupole présente des étals de poissons de toute sorte,  étoiles de mer, calamars... Les carrelets se tiennent à carreau, les sardines nous font de l'œil et les poulpes s'étalent lentement mais sûrement. Pendant que Zoé se bouche le nez,  je la stimule en dessinant les poissons alors, elle s'y met, elle aussi, courageusement.


 A midi, nous mangeons dans un restaurant de poissons grillés le Tito II où de petites sculptures marrantes retiennent mon attention. Finalement Zoé mange de la petite friture et se régale, nous des sardines plus grosses, il y en a trop comme d'habitude.
Puis nous partons faire un tour à la plage, les maillots enfilés, le père et la fille vont tâter l'eau du bout des pieds, trop froid! J'y vais à mon tour et je m'offre quelques petites brasses timides car il y a toujours des vagues ici et c'est pas mes copines, mais bon j'aurai essayé.

Retour en bus qui longe le bord de mer, c'est bouchons garantis, il nous faudra près d'une heure trente pour arriver à Ribeira. Ca permet de revoir les quartiers populaires que j'avais dessiné il  y a 3 ans à Miragaia.

Jeudi 15/8/19. Ce matin, nous partons pour Gaia en métro, on traverse le pont Dom Luis tout en haut, c'est impressionnant, on adore!  Sur le quai, les Rabelos oscillent langoureusement au bord du Douro, passeurs de Porto devant l'éternel. L'occasion de les dessiner, Zoé fait un superbe dessin bien proportionné je la félicite.



 


 
En fin d'après midi, après avoir passé le pont du haut, nous arrivons près de la Sé et trouvons cette publicité d'un concert Fado à  Casa da Guitarra. Nous y assistons, ça dure une heure avec un verre de Porto offert et je croque à qui mieux mieux. La chanteuse Anna Margarita, puissante voix nostalgique,  est très classe et les guitaristes impeccables. C'était très sympa.
 
 

 
 
16/08/19 Ca ressemble fort à un dernier jour....
Nous commençons la journée par la visite guidée en français du Palais de la Bourse, à droite du Mercado Ferreira Borges. Intéressant mais un peu court.
 

 
En fin d'après midi, la tour blanche d'inspiration mauresque de la Praça Carlos Alberto attire nos regards et nos crayons. Un dernier dessin partagé dans cette belle ville de Porto.Un peu curieux cette statue du soldat inconnu au premier plan, mais il y a beaucoup de charme dans ce quartier,  à côté de la Rua Ceidofeitas.  Et le cobalt du ciel nous ravit.

 

 
 Rentrés à l'appartement pour notre dernière soirée, je constate qu'il reste une page vide dans mon Leporello, je ne  partirai pas sans l'avoir remplie. Après le repas, à pas de loup, je m'esquive pendant que la famille s'endort gentiment. La belle église de Bonfim en haut de la rue fera l'affaire.
La pénombre s'adosse lourdement aux tours de l'édifice, Des jets de lumière jaune ripostent, inondant façade, horloge, ogives, portes et grilles , j'aime cet instant rempli de quiétude où personne ne s'attarde. Ma découverte nocturne et solitaire d'un quartier animé, sans animosité aucune.
Alberto approche, me regarde peindre puis me tient un discours-fleuve où je "crois comprendre" son  anticléricalisme, son engagement communiste, mais malgré tout,  une forme d'amour intangible pour cette église-là, qu'il trouve belle et mon dessin aussi, dit-il en pointant son  pouce en l'air.

Je ne sais pas si j'ai tout compris ou si j'écris ce qu'il me plairait d'entendre;  mais il était bien là cet état d'esprit si particulier, amical et chaleureux qui règne dans ce pays et me conforte dans mon amour du Portugal. Je reviendrai, c'est promis.