usk

JE FAIS PARTIE DES URBAN SKETCHERS,! C'est quoi???

Urban Sketchers (USk) est une organisation à but non lucratif qui met en avant la valeur artistique, narrative et pédagogique du dessin « in situ », qui en fait la promotion et crée des liens entre croqueurs dans le monde entier, qu'ils soient chez eux ou en voyage.

Les sketchers français partagent leurs dessins sur ce blog et/ou sur le
groupe Flickr USK France. Vous pouvez contacter Urban Sketchers France en écrivant à cette adresse : urbansketchers.france@gmail.com. Visitez aussi le blog principal urban sketchers.org
.

Le Manifeste Urban Sketcher. 1.Nous dessinons in situ, en intérieur ou en extérieur et croquons sur le vif. 2. Nos dessins sont les témoins de notre quotidien et de nos voyages.3. Nos dessins représentent des archives de lieux et d'instants.4. Nous sommes fidèles aux scènes que nous voyons. 5. Nous utilisons tous types de techniques et apprécions la diversité de nos styles. 6. Nous nous soutenons, aidons, et encourageons les uns les autres et dessinons en groupe. 7. Nous partageons nos dessins en ligne. 8. Nous montrons le monde de dessin en dessin.

A partir de septembre 2015. vous pouvez retrouver mes carnets de voyages en dessin et en photos sur un nouveau blog de Blogspot . Pour l'instant un seul voyage, mais il va grossir très vite, car j'en ai "un paquet sous la botte!" A très vite.
http://carnetsdevoyagesdelavagabonde.blogspot.com











mercredi 24 décembre 2014

Dernières expos de l'année 2014

Juste après mon retour du Cambodge, je suis allée au Musée d'Art Contemporain pour voir la dernière expo Rétrospective d'ERRO, un peintre islandais, vivant... et qui a rempli les 3 étages du MAC.

Une première vidéo sur Erro permet de comprendre et de positionner ce personnage étonnant, qui, tout jeune homme, gagne à la Loterie Nationale, obtient une somme d'argent rondelette, qui va lui permettre de démarrer sa carrière de peintre. Il part en Italie.

Foisonnant, chaque période de sa vie a une marque de fabrique différente et même s'il s'en défend, sa peinture est très politique, critique vis--vis de tous les pouvoirs et les oppresseurs. Il  dit que les thèmes viennent à lui, procède au départ par collages qu'il exploite ensuite. Dans ses dernières oeuvres, il projette sur ses toiles immenses (5, 6 mètres) les collages préparatoires et il les transpose en peinture.


Il y a aussi beaucoup de "peintures-hommages" à des peintres qu'il aime, de Van Gogh à Picasso, Dali, Magritte, et tant d'autres. Il faut surtout saluer son talent immense de peintre, au delà de toute considération sur son travail, qu'on peut aimer partiellement, car chaque période marque des approches très différentes et des résultats contrastés. Le Comics est l'une de ses influences majeures et ça se ressent. Son art du portrait est assez formidable. J'ai mis quelques unes de ses petites vignettes de portraits.


J'ai griffonné des extraits de ses peintures sur mon carnet et je vous livre le patchwork, car tel est aussi son travail.

Et puis, je suis retournée au Musée des Beaux Arts revoir l'exposition sur Jacqueline Delubac avec Ludivine et son petit Aurélien. Tout jeune amateur d'art, notre "Filleul" (comme disent ses Bonnes fées")., regardez le en train de dormir contre le ventre de sa maman pendant qu'elle dessine.


Delubac et Sacha Guitry son mari metteur en scène, et Delubac l'éternelle élégante... for ever!

Et puis, j'ai terminé l'année par un dernier cours de modèle vivant et furtivement croqué notre modèle inspirée par une belle aiguière...





Tout ça pour moi, c'est "faire mes gammes" rien de plus et ça n'a pas plus de valeur d'ailleurs.

En attendant, passez de belles fêtes de Noel et on attend un peu pour la nouvelle année, n'est-ce-pas?


vendredi 28 novembre 2014

Expo Jacqueline Delubac au Musée des Beaux Arts de Lyon

Avant de m'envoler au Cambodge, j'ai pris le temps d'aller voir la nouvelle exposition au Musée des Beaux Arts de Lyon  "Jacqueline Delubac, le choix de la Modernité : Rodin, Lam, Picasso, Bacon".

Cette Lyonnaise née en 1907 dans une famille de "Soyeux " a commencé sa carrière en "montant à Paris"en 1928.  On la découvre pour la première fois dans un cabaret où elle danse dans un spectacle de Joséphine Baker avec des bananes autour du ventre. Très très osé pour l'époque!  On peut dire que sa  couleur est "transgression."


Elle  se fait remarquer par Sacha Guitry, qui lui donne un rôle dans la pièce "Villa à  vendre".
Il l'épouse le 22 .01 1935. Elle multiplie les rôles au théâtre mais aussi au cinéma.
Lui,  est un collectionneur d'art très prisé à son époque et il lui communique sa passion. C'est une femme résolument moderne pour son époque et on le constate dans le choix des oeuvres présentées.



Il divorcent en 1939. Quelques années plus tard elle rencontre Myran Eknayan,  un riche diamantaire d'origine américaine; ils se marient. Ils vivent à Paris, collectionnant dans leur Hôtel particulier des oeuvres d'art tout au long de leur vie. C'est d'ailleurs la reconstitution de leur appartement que nous visitons, pièce après pièce.

Toulouse-Lautrec, Rodin, Bacon, Germaine Richier. Modigliani, Yves Tangui.... parmi ceux que j'ai dessiné, et tant d'autres...



Jacqueline Delubac était aussi célèbre pour sa beauté et sa classe, on disait qu'elle était la  "femme la plus élégante" de Paris.

Décédée en 1997 sans héritier, elle lègue beaucoup d'oeuvres d'Art  au Musée des Beaux Arts de la ville de Lyon dont 38 présentées dans l'expo actuelle.



Outre peintures et sculptures, dont j'ai croqué quelques pièces de ci de la, on voit  beaucoup de photos d'elle en "Noir et blanc" vraiment superbes.


Je me suis régalée avec les sculptures de Rodin, notamment cette "tête de la luxure" d'une sensualité à couper le souffle!


Je pense que j'y retournerai après mon voyage pour continuer mon petite reportage en dessin.


J'ai terminé ma visite en dessinant Jacqueline Delubac interrogée par Henri Chapier dans sa fameuse émission "Le Divan"en 1992. A 85 ans, elle est totalement  "classe!" Et son rire en cascade dément totalement les années. La passion ça conserve (bon d'accord, le fric aussi!!! m'enfin)


Je conseille vivement à toute le monde d'aller voir cette belle exposition.
A très vite.

mardi 25 novembre 2014

Bruxelles en été (enfin si on peut dire!)

Je me rends compte que j'ai vraiment fait ma "grosse flemmarde" depuis la fin de l'été, je n'ai pas scanné mon carnet de Bali  (26/5 au 8/6/14), ni celui de Bruxelles où je suis allée du 18 au 25/8/2014.Je vous montre ce dernier.



Pour l'occasion, je m'étais fabriquée pour la première fois, un carnet accordéon, spécialement étudié pour tenir une semaine, avec du papier aquarelle 300 G et un format rectangulaire assez sympa.

Bruxelles, où la semaine passée avec ma copine Sylvie,  ne nous a pas fait bronzer mais cailler comme en hiver. Mais s'il faisait froid dehors, l'ambiance est inversement proportionnelle dans les bars où la culture de la bière y est pour quelque chose.

Départ lundi 18/8 à 17 h 30 par Easy Jet, une heure de retard... Arrivées en soirée et découverte de l'accent Belge à mourir de rire. Sylvie s'y essaie mais décide que je le fais mieux. Dans le train qui nous conduit de l'aéroport au centre ville, un contrôleur maladroit, petit costume et casquette grise écrase les pieds d'un voyageur suite à une secousse. Aussitôt,  il lui balance " Voyez le conducteur, heinnnnnn, dites lui d'aller tout drrrrrrrrrrrrroit....

Les 2 Lyonnaises s'esclaffent, le verbe, l'accent, l'humour! bienvenue chez les Belges!

Mardi matin, après un petit déjeuner copieux, découverte du métro, nous arrivons  sur la Grand'Place. Waouh!!! Impressionnées par l'opulence de l'architecture, la richesse baroque et flamboyante des styles flamands et Italiens, nous nous rabattons sur la charmante bâtisse  au vitraux colorés encastrée entre l'Eglise St Nicolas et un bijoutier.
 Des écoliers et leur maîtresse nous regardent travailler et engagent la conversation avec nous.
Mais bientôt, la pluie commence  et nous oblige à détaler...

La charmante fontaine des 3 aveugles à trois niveaux inspire un dessin rapide : le niveau le plus haut est pour les oiseaux, le milieu pour les humains et le plus bas pour les chiens. Quelle ingéniosité!


Alors puisque c'est comme ça, allons manger et goûter nos premières bières... Il faut dire qu'à chaque bière correspond un verre bien précis! Commençons par  les classiques, Duvel, Orval, Hoegarden...


L'après midi, on cherche le fameux Manneken-Pis, à l'angle d'une rue, emblème de l'esprit frondeur et Zwanzeur de la ville (sorte d'argot gouailleur parlé exclusivement à Bruxelles). Plus loin,dans une ruelle sans issue,  nous débusquons la Jeanneke-Pis derrière les grilles rouges, pendant féminin du petit coquin bien connu.
 Il a dû boire beaucoup de bière pour faire pipi sans arrêt! Sur moi aussi, ça fait le même effet!
Un peu plus loin, rue des Grandes Carmes, nous dessinons l'enfilade de rues, les statues martiales et les frontons des bâtisses.
Pour un premier jour, on a déjà bien travaillé... allons goûter nos "moules frites" dans un nouveau restaurant.

Mercredi, c'est Art Nouveau.
Place de la Trinité, devant  "Tonton Marcel" charmant estaminet à carreaux rouge et blancs, on est inspirées par la superbe façade et le soleil joue à cache cache avec les vitraux .
Deux amoureux mangent leur casse croûte sur le banc public, banc public!!!

La pluie nous déloge mais il est temps de manger. On s'essaie  à la Jupiler. Je ne sais pas vous, mais moi, j'ai toujours cru voir "Jupiter" et je découvre que je me trompe depuis toujours! Alors, heinnnn il est temps de la goûter cette Jupiler, une fois!
Nous partons dans le quartier d'Anderlecht voir l'expo Alechinsky à la Maison d'Erasme, sous une pluie diluvienne. En sortant,  nous nous installons sur la place de la Vaillance pour dessiner les superbes frontons des façades, tous différents. C'est une merveille d'architecture sous un ciel d'acier.

Jeudi c'est "Brol à Marolles."

Nous partons dessiner le célèbre marché au puces de la place du Jeu de Balles, la brocante ici c'est le Brol.
On se régale, le soleil s'en mêle aussi.

L'accordéon des pages se déplie , se déploie...

Un certain BEN veut bien que je le dessine, Banco! il nous raconte toute sa vie pendant le quart d'heure qu'il nous consacre. Il est connu comme le loup blanc le Ben! Ici, le marché est lieu de métissages, aussi bien parmi les clients que les vendeurs, tout se vend tout s'achète et quand c'est l'heure, ça brade... à  mort.
On mange dans le quartier vraiment sympa.
Dans l'après midi, on se dirige vers la Place de la Vieille halle aux Blés et en testant la bière aux fruits rouges, on dessine en terrasse.


Vendredi  temps gris et froid continuent, je m'achète un Thermolactyl Damart! Non mais c'est dingue en plein mois d'août. Ici, ils disent que c'est exceptionnel! Pour nous aussi!


Allez, partons Place Sainte Catherine, où le petit camion rouge au fond de la place m'interpelle. Que font ces 2 zigotos blacks??? En m'approchant, je constate qu'ils fabriquent et vendent des cocktails, Mojitos, Tequila..... Par un temps pareil, faut oser.... Bon, pour nous ce sera Moules frites, on ne s'en lasse pas et on compare les recettes.
D'ailleurs, les mitraillettes et les pistolets sont inoffensifs ici, ils se mangent.


 L'après midi, nous visitons le Centre Belge de la Bande dessinée, vraiment intéressant et notre petit  Spirou fait son cinéma tout près de la Tangerlo!!!




Samedi : Visite du Musée Magritte.

Un peu déçues par la découverte du personnage que je n'avais pas du tout imaginé ainsi. Une certaine froideur le caractérise; introverti, il a un monde purement masculin et la femme est un être dont il faut toujours se méfier et éviter d'approcher. Le suicide de sa mère l'a marqué en profondeur  Il m'apparaît misogyne et beaucoup moins délirant que je ne l'imaginais.

 Comme les nuages jouent avec le soleil, nous nous plaçons sur la terrasse du musée et dessinons : les muses et les toits sous un ciel plombé mais ensoleillé malgré tout.

Dans l'après midi, nos pas nous conduisent près d'une fête locale pour les enfants fort sympathique est installée dans un immense parc.
Le soleil est  de la partie même s'il fait un peu frais.
On dessine la petite caravane ronde, rouge et jaune où les artistes du Théâtre Nomade viennent se changer. Les spectacles s'enchaînent au son de musiques métissées, les pays du monde sont bien représentés. Belle ambiance de kermesse bon enfant.
 Dimanche : Frites Flagey et étang d'Ixelles
Sous un soleil radieux (enfin!) commençons par déambuler dans les rues désertes d'un dimanche matin et profitons encore de ces belles façades Art nouveau pour remplir le carnet de beaux souvenirs. Rue St Boniface, les oiseaux se répondent à l'unisson dans les arbres, mais la machine à nettoyer les rues entre en action, décapant pavés et chants d'oiseaux.
Plus loin, en arrivant près de la Place Flagey, un homme repu, semble monter la garde sur les divers panneaux d'interdictions colorées. Hop dans le carnet.

Nous avons décidé de goûter les fameuses Frites Flagey : LA meilleure friterie de la ville. Comme tout le monde, on attend son tour, la file ne désemplit pas.  Les grands cornets de frittes sont proposés à  2,50 E.  On peut rajouter une sauce dont la liste impressionnante ne dépasse pas le 0,60 E !Voici comment manger à prix très économique en se régalant!


Augustin, grand prêtre de La Frite Flagey que j'ai le temps de dessiner, officie au fond de la maisonnette,  pendant que ça s'engueule en cuisine,  Y a de l'ambiance ce midi.
Ce soir, en rentrant, Sylvie me montrera comment faire un "Pop-up" avec la devanture de la friterie. C'est Tof! (Tiens, je me mets à parler le Belge dans le texte, moi!)


On passe l'après midi à l'Etang d'Ixelles, seul plan d'eau de la ville;  ça fait du bien cette verdure sur fond de rivière.

 Les façades ses maisons se reflètent dans l'eau et le pêcheur juste devant nous remplit sa glacière de gardons et carpes diverses.
On est bien.... C'est notre dernier jour entier, alors on profite!



Lundi dernier jour :
On choisit de concert, de retourner à Marolles dessiner les chineurs et le brol.... Sylvie négocie un joli cahier d'écriture et moi un cahier de poésies avec une petite aquarelle illustrant chaque poème; charmant! et plein de la nostalgie d'une époque totalement révolue.
La pluie est annoncée en fin de matinée. A midi tapante, les premières gouttes s'écrasent avec la régularité d'un métronome  et gagnent en force et en rapidité.  Nous devons dégager le terrain et trouver un endroit au sec en attendant l'heure de l'avion.

Nous nous engouffrons au Café "La Brocante" la bien nommée et dessinons tout  à loisir, habitués ou touristes comme nous.  On regarde encore nos "trouvailles du brol". De vieilles cartes de géographie négociées âprement à 8 E que nous nous partageons. Ca fera de bons supports pour dessiner des fonds intéressants atténués d'un peu de gouache blanche.
Vers 15 h, nous partons récupérer nos valises à l'hôtel et prenons métro et train en direction de l'aéroport. La pluie tombe sans discontinuer.

Heureuse de cette semaine dans cette belle ville de Bruxelles. Bien que fraîche en température n'en était que plus chaude dans tous les intérieurs. A refaire sans doute.

lundi 10 novembre 2014

Cinq (jours) à Sète

SETE, c'est toujours un enchantement de retourner dans cette petite ville du Sud.
Aussi fin novembre, quand mes amis m'invitent à me joindre à eux pour cinq jours de détente, je  dis "Banco".

J'ai déjà eu l'occasion de séjourner dans leur appartement face à la mer et ça me fait vibrer. Le soleil a bien astiqué ses rayons et on en profite pleinement.


Jeudi 30/10/14 : Avec Zoé, on est allées dessiner à la Pointe courte, célèbre petit village de pêcheurs où Brassens aimait à retrouver ses amis, des bons vivants, les Fallet et autres fêtards moins connus, tous des zazous, des "zoriginaux" qu'ils disent à Paris....

Des panneaux divers et variés  "Interdit aux chiants", "attention taureaux défense d'entrer" ou "ne pas encombrer" doux euphémisme,  "Fermé pour cause de fermeture" n'annoncent pas pompeusement la "demeure du chaos", non, ici on n'est pas snob, on veut juste rester entre nous et éviter les accents pointus et  "mort aux cons". D'ailleurs, les pointus ici, c'est les barques et seulement ça! Voyez un peu...

La guirlande de Noel côtoie la girafe , la poupée moche se pend à son cou, des peluches informes s'appuient sur des bouées, les fleurs en plastique et le vieux bateau se racontent leurs vies et cerise sur le gâteau,  le micro-ondes au bout du rouleau attend devant l'entrée..

On dessine la fameuse entrée de la cabane de bric et de Bronx!   Escaliers sans issue...

Les filets  pendus sur les poteaux au soleil forment une haie d'honneur entre les masures et les bateaux accostés. Autre morceau choisi surprise sur un mur "Il vaut mieux une sardine sur le grill qu'un thon qui nage" Bienvenue dans le monde de la Poésie de Lapointe ou la Pointe comme on le sent.

Le crépuscule soudain nous surprend dans notre élan. Depuis l'heure d'hiver on ne s'est pas encore habitués. Mais on reviendra à la Pointe Courte avant la fin du séjour, c'est promis.

Vendredi 31/10/2014 : On a décidé d'aller déguster les huîtres  moules, et crustacés du coin aux Halles, accompagnés d'un couple d'amis.




Ca me donne l'occasion de dessiner la scène et les acteurs, la belle Annie qui prend les commandes, pèse, vend, en un tournemain, traite toutes les commandes avant de les faire livrer à la table annoncée, suivie de près par le "p'tit blanc" du Café d'à côté. Efficace!
Je découvre les délicieux couteaux, cuits dans un petit beurre aillé persillé. Un pur bonheur..
Autre découverte les Bious, ça ressemble aux bulots et on n'en trouve qu'ici.

Juste un peu plus loin "Chez la Marseillaise ", je croque Josy, la patronne. Hier, elle a dit à Zoé "Non je ne vends pas les moules nettoyées, vous croyez qu'on a que ça à faire?" M'enfin!!!
Nous on se régale . Pots de blanc et  plateaux d'huîtres se succèdent.

On va prendre un petit café gourmand sur la place ombragée pour faire "descendre". Et comme c'est le premier  jour du Salon Nautique au Cap d'Agde, les hommes, passionnés de voilier proposent d'y aller. Va pour le Salon Nautique, on va bien trouver  à dessiner.

L'adorable coquille de noix rouge à la voile terre de sienne fait l'affaire. Notre "Gazelle des sables" semble fin prête pour emmener quelques bambins se faire "mouiller un peu."

Et puis,un élégant voilier de croisière accosté près de moi donne envie de croquer plus longuement. C'est du sérieux! Les amis visitent des intérieurs luxueux ou plus simples pendant que je termine. Tout le monde se régale en fait.

Samedi 01/11/2014 : Le groupe d'amis s'élargit un peu plus aujourd'hui pour passer la journée à l'étang de Thau. Arrivés à Bouzigues  pays des huîtres locales, on visite le Musée de l'étang de Thau où je me délecte à croquer quelques détails (pièges à poissons) et anecdotes sur l'élevage des huîtres et moules d'ici ,  Je recopie des noms de poissons inconnus "lesse,  muge dorée, mougne... Liza aurata..."  et dessine des hippocampes de toutes les couleurs.



On va manger à la Voile blanche : on se régale de moules frites arrosées d'un bon petit blanc.Elle est pas belle la vie?

Je croque le paysage aperçu par la fenêtre avec les fameux parcs à huîtres et moules au loin. La température est fraîche, les gens sont emmitouflés.

 On part direction Mèze pour visiter ce joli petit port.

En attendant que le reste du groupe nous rejoigne, vite un petit croquis noir et blanc de la Place avec l'Hôtel de ville au fond et le grand platane qui trône en son centre.
Isabelle me donne des pétales de roses jaunes tombées au sol, je les colle, ça illumine la scène.


Les hommes marchent (toujours) à grandes enjambées aussi, avec Zoé on se pose sur un banc, calmes devant le petit port où les barques chahutent gentiment avec les vagues, sous un ciel d'acier. Le soleil tente quelques percées.
L'aquarelle en direct, c'est bien et rapide quand on n'a pas le temps de faire plus. Je crois que tout est dit quand même.(écrire "barques"!)






Dimanche 02/11/2014 : On s'est promis de retourner à la pointe courte, c'est chose faite.

Avez Zoé, on se place en face d'un point de vue intéressant avec la masse des filets entassés et les 2 barques au premier plan.
Un hommes'approche de nous, et très vite, nous raconte sa vie. Georges Brel (rien à voir avec Jacques) vit ici, depuis plusieurs générations, pêcheur de père en fils et petits fils. Il a connu les belles heures de la Pointe Courte, les fêtes, le naturisme, les histoires sur l'ami Georges, la liberté des années 70 à 80. Maintenant, il fabrique des "éléments de décorations" avec des filets de pêche et ça marche bien.

Le plus important ici c'est le chariot. Faut en avoir!
Le soleil joue à cache cache avec les nuages, on dirait qu'il a envie de mettre sa polaire ! Qu'à cela ne tienne, nous on retourne en ville et attablées devant un café, je ne résiste pas à dessiner le thonier dans le canal, mon premier gros gros bateau.


Et le lendemain,  chronique de pluies annoncées,  on boucle les valises et on remonte à Lyon où la pluie nous chope dès Valence. Bingo. Mais quel beau week-end d'arrière saison. Merci les amis.

Moi je dis, "il faut ABSOLUMENT faire un stage carnet de voyage à Sète". 
Il y a tant à voir et à croquer....








mardi 28 octobre 2014

Un week end à Collioure au pays des anchois

Avec un petit groupe de croqueurs et croqueuses lyonnaises, nous avons projeté de partir quelques jours à Collioure du 19 au 21/9/2014. Pour l'occasion je me suis fabriqué un petit carnet accordéon carré avec ce qu'il faut de pages pour un week end prolongé.
La soeur de Valérie tient l'Ermitage  "Notre Dame de  Consolation", dans un beau parc sur les hauteurs de la ville. Ici il y a très très longtemps, se retrouvaient les femmes de marins, délaissées et elles venaient prier pour leur salut.
Nous on vient goûter le Banyuls et les bonnes choses de la vie.... lol!



Nous voila partis le vendredi après midi, d'abord en TVG puis TER. Arrivés en fin de soirée sur place, un taxi nous conduit à l'Ermitage. Un bel site fort paisible et surmonté d'arbres multi centenaires nous attend.
Les chambres doubles partagées sont spartiates mais la literie est bonne et la douche sur le palier toujours chaude Nous pourrons manger le soir sur place car nous sommes à 5 km environ de la ville.


Dès le matin, Grand Soleil nous sourit et nous partons à Collioure visiter, dessiner et admirer ce charmant port avec sa fameuse tour qui avance dans la mer cotoyant la plage "de ville".
Derrière s'alignent  les commerces, restaurants, où les touristes se pressent. Nous remarquons les superbes descentes d'eau de pluie en émail vernissé vert s'ouvrant sur une gueule béante : l'occasion de dessiner rapidement sans lever le crayon et hop! premier dessin du jour.

Océane, une jeune adolescente native d'ici, nous accompagne en nous regardant dessiner avec envie. Pas de problème, une feuille, des crayons et elle s'y colle, elle aussi. Tiens, la voila sur mon carnet.  côté des fameuses espadrilles catalanes multicolores.



Montons un peu à travers le dédale de ruelles où la fraicheur et la tranquillité offrent un havre de paix après l'effervescence populeuse. A l'ombre, nous déballons notre pique nique et je m'amuse   à croquer Edith et Marie Cécile qui craint de ne pas avoir assez, alors que c'est bombance... Il y a même des fraises délicieuses achetées sur le marché.
 "M'enfin, il manquera toujours le p'tit coup de rouge mais on se rattrapera le soir. Pas vrai?"




On retrouve Cédric et Evelyne qui viennent d'arriver en train et après le petit café, on se place de l'autre côté du port où le point de vue différent  offre un beau panoramique...
Comme c'est les journées du patrimoine, nous avons le plaisir de voir des groupes folkloriques dansant laSsardane c'est bien joli ces bouquets de bras en l'air semblant dire leur joie de vivre, et ça se dessine.
 
 
Allez, il est l'heure de rentrer, demain nous attend une journée différente.

 
Le dimanche commence par une bonne randonnée sous la houlette de Pierre, "un gars du coin"  qui s'est proposé pour nous guider par les chemins  qu'il connait parfaitement. Pas de taxi ce matin, mais nos jambes alertes et la bouteille d'eau.  Parfois nous nous arrêtons pour dessiner le point de vue tellement magique... le soleil joue un peu à cache cache mais ça ne durera pas.



Nous terminons notre périple dans la ville au Moulin de la Cortina. Encore une belle occasion de dessiner cet édifice si particulier où l'on vend de l'huile fabiquée ici même avec les bonnes olives.
 


Empruntant les petites ruelles, la faim au ventre, nous trouvons le petit restaurant qui va bien  le"Can Pla" spécialités catalanes et nous allons enfin goûter un bon poisson du coin..." L'as-tu vu mon p'tit loup ", pas si petit que ça non???
Allez une balade au chateau, gratuit ce week end et les petites vignettes se répondent...



Là encore, le besoin de se mettre à l'ombre et de dessiner ces  jolies ruelles colorées reprend le dessus et nous partons mettre nos envies en couleur. Deux commères sortent sur le pas de la porte profiter de la fraîcheur du soir et commenter les derniers potins locaux.
Quant  à nous,  rentrons déguster le petit Banyuls rouge ce soir, après le blanc de la veille.
 

Lundi matin, c'est notre dernier jour mais nous avons quand même une longue matinée à disposition. Après avoir bouclé nos valises et pris le taxi collectif, nous voilà "en ville", le soleil toujours sur nos basques. 
La Fiat 500 turquoise  dans l'entrée de la créperie en inspire plus d'un  et avant de quitter Pierre, je lui demande de poser une poignée de minutes pour son portrait. 



Voila c'est fait, on déguste bollée et crèpes... et rentrant dans la crèperie, une surprise m'attend. Le bar et la cuisine sont installés dans un vieux bus qui ne rechigne pas à se faire dessiner lui aussi.... Trop fort.



Mais il est temps de prendre le train.... et une dernière occasion de croquer un joli petit bambin nommé Yacine, épuisé du voyage, il dort tellement bien que ce serait pécher de le réveiller.