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JE FAIS PARTIE DES URBAN SKETCHERS,! C'est quoi???

Urban Sketchers (USk) est une organisation à but non lucratif qui met en avant la valeur artistique, narrative et pédagogique du dessin « in situ », qui en fait la promotion et crée des liens entre croqueurs dans le monde entier, qu'ils soient chez eux ou en voyage.

Les sketchers français partagent leurs dessins sur ce blog et/ou sur le
groupe Flickr USK France. Vous pouvez contacter Urban Sketchers France en écrivant à cette adresse : urbansketchers.france@gmail.com. Visitez aussi le blog principal urban sketchers.org
.

Le Manifeste Urban Sketcher. 1.Nous dessinons in situ, en intérieur ou en extérieur et croquons sur le vif. 2. Nos dessins sont les témoins de notre quotidien et de nos voyages.3. Nos dessins représentent des archives de lieux et d'instants.4. Nous sommes fidèles aux scènes que nous voyons. 5. Nous utilisons tous types de techniques et apprécions la diversité de nos styles. 6. Nous nous soutenons, aidons, et encourageons les uns les autres et dessinons en groupe. 7. Nous partageons nos dessins en ligne. 8. Nous montrons le monde de dessin en dessin.

A partir de septembre 2015. vous pouvez retrouver mes carnets de voyages en dessin et en photos sur un nouveau blog de Blogspot . Pour l'instant un seul voyage, mais il va grossir très vite, car j'en ai "un paquet sous la botte!" A très vite.
http://carnetsdevoyagesdelavagabonde.blogspot.com











dimanche 23 août 2015

Tribulations estivales : suite et fin!

Marseille du 20 au 24/7/15 en stage avec Emilie Dhauteville. Il fait toujours aussi torride!

Lundi 20/7 TGV de 9 h-  arrivées vers 11h. On pose nos valises au Vertigo (Auberge de jeunesse près du vieux port) et on se retrouve au Bar de la Marine (Obligé!). Les autres participants sont déjà là, un petit groupe dont un ado de 16 ans. C'est rare. Emilie dit "on va dessiner dans une savonnerie et on peindra au savon"! Bon ça démarre fort.

On fait la préparation, sur un papier aquarelle, une couche de savon liquide qu'on laisse sécher. Ca fait une sorte de glacis. On colle quelques papiers déchirés qui vantent la savonnerie de Marseille. Gouache blanche par dessus pour fondre le tout. Et on part à la Savonnerie pas loin pour dessiner les gros savons carrés si typiques de Marseille. Il fait encore plus chaud à l'intérieur aussi on s'installe dehors sur le trottoir.
Les gens regardent et commentent! "Peuchère, comme c'est beau! Vous savez bien dessiner!" avééééééééééé  l'asssent!

Petite esquisse au crayon; et mélange savon aquarelle. Ca mousse, c'est rigolo et les teintes sont patinées. Ca donne ça. (Sylvie a décollé des autocollants de Marseille)

Les savons peints au savon
L'après midi, on va sur le port à la Capitainerie. Emilie nous a trouvé un endroit à l'ombre, placées sur un promontoire, on dessine les bateaux.  Quelques cadres, des détails, le tout au feutre permanent et une ou deux taches de couleur pour dire mer ou ciel. On y passe l'après midi.



Mardi 21/7 . RV Quartier du Panier. C'est super sympa ce coin, j'adore.
Arrivées un peu en avance avec Sylvie, on dessine une ruelle où trônent des sculptures biscornues. Miguel l'artiste lit son journal en terrasse.  Il met une petite dédicace qui fait partie du dessin.



La veille, Emilie nous a fait préparer un accordéon en papier aquarelle. Le mien comporte 4 volets, que je colle dans mon carnet.
Après le petit café qui s'impose (là où ont été tournées des scènes de Plus Belle la Vie), on monte par les ruelles. Ce matin c'est perspective, du sérieux quoi! On passe toute la matinée, dans une minuscule ruelle, coincés sur nos pliants, parfois crayon à bout de bras tendus, nous déplaçant quand des gens veulent passer. Je dessine Béatrice en premier plan, c'est plus vivant. Bon  il fait faim.

la page 1 de l'accordéon et la rue Ballard en perspective

Difficile de trouver un restaurant, ils sont tous complets. Il faut attendre. Nous mettons ce moment à profit. "Sortez une éponge ou un plastique froissé, passez de l'aquarelle pour faire un fond sur chacun de vos plis, c'est les façades. Et laissez sécher. Après le repas, vous travaillerez au feutre puis rehauts d'aquarelle." Aussi tôt dit, aussi tôt fait!  Un resto en terrasse nous accueille pour nous sustenter. Ouf!

Voilà ce que ça donne. J'ai adoré faire ça!


Il me reste le verso... allez


Le soir, on termine vers 16h 30. Aussi, il nous reste du temps pour vaquer à nos occupations.
Dessins en terrasse, avec la petite bière, etc... Je reproduis un dessin peint sur le mur de notre chambre "la grue qui débouche le port de Marseille". trop fun!

 
On parle toujours de la sardine ici!
Et j'improvise une conversation à la terrasse du café entre un couple et un touriste japonais. Ca donne ça (oui c'est difficile de lire sur mon dessin) .
La fille : - Et toi Paul, en tant que journaliste, tu as des infos sur l'affaire de la Sardine?
Paul - Ben oui. Ce qui n'a pas été  dit, c'est que les grutiers qui devaient déboucher le port de Marseille avaient tellement bu le pastis, qu'ils étaient fins ronds! Et c'est eux qui ont bouché le port, pas les sardines!
Le touriste japonais - Ah ces français! Faut toujours qu'ils cherchent une explication à tout! Chez nous à Fukushima, on a trouvé la solution radicale au problème de la sardine!


Mercredi 22/7 : Départ en bus : Le Vallon des Auffes, petit port abrité, entre pêcheurs et touristes, c'est populaire et ça l'fait bien!
Le matin,  en nous décalant d'une place jusqu'à retrouver notre place initiale, on dessine une vue du Vallon  à partir de la terrasse de Chez Jeannot. C'est moche, j'ai utilisé un papier merdique, je balance ! Ben non, vous ne verrez pas, trop tard et trop moche!

On s'installe sur un quai à l'abri du soleil qui tape toujours comme un malade Con! On doit utiliser des couleurs irréelles, contraires à la réalité, j'aime bien!
On ne voit pas trop sur la photo, mais le ciel est mauve violacé.


Jeudi 23/07 :
Avant de partir pour notre journée Personnages, ce matin on va à LA CRIEE. Nous avons  préparé notre support  la veille : papier journal collé sur une feuille du carnet et passé ensuite à la gouache blanche.
Gros plans de poissons au feutre bleu puis aquarelle pour dire toutes les subtilités des reflets de ces daurades, empereurs, rascasse, poulpes et autres.  Pour terminer, un coup de Pentel  noir pour "poser notre pêche aux galéjades".

Les Marseillais sont  rigolards (poil au lard!) :
- "C'est quoi ce poisson, Monsieur?"
- "Celui-ci, tè, Peuchère, c'est la Rousquette!  la rascasse avèè les baskets!"



Maintenant, partons pour les Bains Militaires de Malmousque. Notre Emilie a ses entrées, cherchez pas. Bon c'est une plage privée (réservée aux militaires ou leur famille) avec Bar,  piscine, terrasse et tout ce qu'il faut pour notre bonheur du jour.

Emilie nous remet un morceau de papier carbone bleu. On doit  dessiner les gens tels qu'on les voit, captés dans leurs attitudes, d'abord normalement, puis dessin en pointillé ou tirets, de la main gauche, sans lever le crayon. Les dessins sont faits sur des papiers de différentes sortes et toujours en 2 exemplaires. Il faudra découper nos petits bonshommes et les coller sur une page où on intègre des morceaux de photos de bord de mer. Ca nous occupe pas mal.


Pour me faire plaisir, je croque en vitesse quelques visages, qui me branchent!


En soirée,  Sylvie, Marianne et moi sortant d'un restaurant Japonais, arrivons sur la place Lulli. Un kiosque à musique déformé comme une montre molle, se gondole au soleil couchant, on dirait même qu'il se gausse du spectateur. C'est vibrant. Opéra Noir, tel est son nom.

La chaleur n'est pas tombée mais notre enthousiasme toujours guilleret! J'attaque le "gondolé" au Pentel noir, rapide, sur une vieille carte du monde chinée au Brol de Bruxelles.  J'aime assez le résultat.
Pour la petite histoire, Opéra Noir a été réalisé en 2013 par Christophe Berdager et Marie Pejus. Il entre en résonnance avec l'Opéra de Marseille, renvoyant des sons déformés et stridents.
Marseille, ville de délires sonores et déformations oniriques!



Vendredi 24/7 : Dernier jour . On part avec nos valises à pied, jusqu'au MUCEM. On va dessiner sur des formats cartes postales qu'on prédispose sur notre carnet de façon harmonieuse, surtout pas alignées. On s'installe dans une coin super calme, mais on est vite délogées par une équipe technique qui doit fermer le coin pour l'installation d'un spectacle. Zut!

On traine un peu mais on a des exigences :  trouver un endroit à l'ombre d'où on pourrait voir "La Major". Compliqué!  Mine de rien, il est 12h 30; on mange au resto rapide du Mucem. Après un petit café bien serré, on est d'attaque pour croquer et aquareller nos points de vue préférés.


Ah, j'oubliais. Consigne : peindre direct sans dessin préalable... Ca complique un peu plus le schmilblik!




16h.  Avant de se quitter, on s'installe au café du Mucem sur cette terrasse magique qui permet de voir le ciel et la mer au travers de cette magnifique résille d'acier, Moucharabieh contemporain. J'adore!

C'était vraiment sympa et intense. Bravo et merci à Emilie.

























 
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